Suite RetourLes Terriers du Marquis Irlandais Découverte insolite En vacances en Irlande, je décidais de rendre visite à emer Money, ex-secrétaire du club de l’Irish Water Spaniel, le chien d’eau irlandais. Lorsque je vivais dans ce pays, j’eus le privilège de posséder une chienne de cette race si particulière, maintenant hélas en danger d’extinction. Emer travaille comme secrétaire de Lord Mountcharles, au château de Slane, fameux pour organiser des concerts rocks, avec de grandes vedettes comme Swing, Madona, etc. Je la surpris dans son bureau très occupée avec un concert récemment annulé. Mais Emer trouve toujours du temps pour parler de sa passion pour les chiens, et qui plus est, pour les IWS. Soudain une photographie accrochée au mur attira mon attention. Une photo superbe, de couleur sépia, représentait une « brochette » de terriers, où se reconnaissait parfaitement un exemplaire de Glen of Imaal, en sa forme primitive, mais de bonne conformation, et un Bedlington, également de type antique. Mais ce qui me laissa sans voix, fut la présence de trois Parsons Russell, identiques à ce qui peut se voir dans les rings aujourd’hui. Ma stupeur grandit encore lorsque je me rendis compte qu’il y avait une seconde photo où quelques hommes élégamment vêtus, posaient en compagnie d’un groupe de Parsons d’une qualité impressionnante. Il y avait aussi quelques « Jacks », nom donné par les Irlandais et les Anglais à n’importe quel petit terrier blanc ou avec taches de couleurs, souvent bas sur pattes. Emer s’amusa de ma fascination et m’expliqua que le propriétaire des terriers était un ancêtre de l’actuel propriétaire du château. Les photos dataient du début du vingtième siècle. Mon amie m’invita à passer la soirée chez elle pour parler plus longuement du sujet. Un album de photos de plus de cent ans Emer savait très bien de quoi elle parlait puisque qu’elle vit dans la maison originelle du personnel responsable des chiens du cinquième marquis de Conyngham, qui fit construire les chenils, au début du vingtième siècle. C’était un homme riche, célibataire, passionné de la chasse à la loutre et consacra sa vie à l’élevage de Otterhounds et de Terriers. Il fit venir d’Angleterre les meilleurs constructeurs disponibles, qui tardèrent six mois à terminer le chenil…et seulement trois semaines à construire la maison des employés. Même aujourd’hui, il es possible d’apprécier, dans les bâtiments pourtant abandonnés, des détails ingénieux (système d’aération, lits surélevés, etc.) pour assurer un confort maximal aux chiens. Dégustant un excellent Shiraz (d’Australie, comme beaucoup de vins vendus en Irlande), en la douce compagnie des chiens d’eau irlandais (un sur chaque fauteuil et sofa disponible), je me laissais bercer par le récit d’Emer sur la vie au château de Slane au début du vingtième siècle, lorsqu’elle me présenta un album de photos ancien, qui, bien qu’abîmé, laissait encore voir de sa splendeur passée. « Ceci est une surprise pour toi qui aimes tellement les Parsons » me dit-elle avec un sourire énigmatique, « je l’ai trouvé en mauvais état à cause de l’humidité, mais j’ai pu récupérer la majortié des photos ». Un trésor merveilleux s’étalait devant moi : un album rempli de photos de chiens du marquis, la plupart annotées de sa main, (nom de chaque chien, lieux de chasse, etc.). Il y a beaucoup de scènes de chasse à la loutre, avec des Otterhounds, mais aussi toujours des Parsons présents, aux pieds des chasseurs. En une occasion, l’on peut voir le marquis traversant une rivière avec de l’eau jusqu’à la ceinture, portant un Parson dans les bras. Parson Russell, le créateur de la race, a commencé sa carière de chasseur, poursuivant la loutre également avec des Otterhounds et des Parsons, mais je n’ai pas trouvé de commentaires sur la manière dont il utilisait les Parsons. Pourtant, ils étaient certainement utiles car le marquis n’a jamais chassé que la loutre, ignorant les sports à cheval, dont la chasse au renard. Des photos ressort la relation particulière du marquis avec ses Parsons : photos de chiots, noms donnés à ses chiens, le sien inclus (Victor) à un mâle spectaculaire, chiens tenus dans les bras, etc. Privilèges dont ne semblent pas avoir bénéficiés les Otterhounds.
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Gaillard Georges et Monique - Chenil de la Pierravoir - SAXON -